Recherche et développement pour la défense Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Menaces asymétriques simulées pour les navires canadiens aux Bahamas

21 septembre 2005

par Jill McKenzie

Depuis une dizaine d’heures, Neil Carson et Michael Crawford attendent l’assaut du navire ancré aux Bahamas sur lequel ils se trouvent. Les attaques, en surface et sous-marines, seront le fait de plongeurs autonomes ou de personnes prenant place à bord de petites embarcations qui veulent fixer un objet non défini au navire.

M. Carson, ingénieur électricien, et M. Crawford, mathématicien et physicien, sont deux scientifiques de la Défense oeuvrant au Centre de recherche opérationnelle et d’analyse de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC-CROA) et affectés aux Forces maritimes de l’Atlantique [FMAR(A)] à Halifax (N.-É.).

Des plongeurs se préparent en vue d’un exercice.Leur but était d’éprouver une série d’attaques terroristes simulées qu’ils ont mises au point pour la protection des Forces maritimes. Ces essais, qui devaient rehausser la protection de la Force (PF) contre de possibles attaques terroristes par petites embarcations et plongeurs autonomes, visaient spécialement les navires ancrés ou se trouvant près du rivage. Les essais ont porté sur trois navires canadiens au mouillage.

Les attaques devaient avoir lieu le jour et la nuit. « L’obscurité est un facteur important à considérer. Il est impossible de bien voir les intrus la nuit, en surface mais surtout sous l’eau. Aussi, nous voulions vérifier tout cela », a affirmé M. Crawford.

Dans les scénarios se passant sous l’eau, des plongeurs ennemis cherchaient à parvenir aux navires pour fixer des mines ventouses à leur coque, tandis que dans les scénarios d’attaque en surface, les intrus tentaient de s’approcher des navires au moyen de petites embarcations rapides. Il fallait mesurer le temps de réaction de l’équipage et évaluer les stratégies de défense.

L’exercice a été un franc succès, puisqu’il a permis de valider la recherche et les modèles et de confirmer certaines hypothèses. Par exemple, il a été parfaitement établi que devant une menace approchant rapidement, le temps de réaction est un facteur clé de l’efficacité des mesures de PF du navire. « En général, cet exercice a 2009-02-16#8217;apporte la collaboration entre les Forces maritimes et RDDC », a poursuivi M. Crawford.

MM. Carson et Crawford et l’équipe de recherche opérationnelle des FMAR(A) étudient la PF depuis 2001, et ils ont développé plusieurs modèles informatiques pour faciliter l’analyse des questions s’y rapportant. La PF se définit comme l’ensemble des mesures d’autodéfense devant une vaste gamme de menaces potentielles et de scénarios, allant des manifestations civiles aux activités terroristes dans les limites d’un port, à un point de passage obligé ou en eaux libres, tant au Canada qu’à l’étranger. « Le Centre de guerre navale des Forces canadiennes envisage d’utiliser les données pour mettre à jour et améliorer les tactiques de PF actuelles des Forces maritimes et de recourir à l’exercice pour un entraînement important axé sur la protection de le Force », a pour sa part déclaré M. Carson.

RDDC-CROA désire utiliser les données recueillies pour mettre au point les modèles et mieux évaluer les capacités des FC en matière de PF. On utilisera aussi les résultats pour soutenir le nouveau programme de démonstration technologique (PDT) de la protection des Forces maritimes. Ce PDT, parrainé par RDDC – Atlantique, vise l’amélioration des capacités des FC en se concentrant sur des objectifs comme l’évaluation de la vulnérabilité, la détection et le classement, la réduction de la menace, la surviabilité et la récupérabilité du navire de même que l’étude des simulations.

MM. Carson et Crawford poursuivent leur participation à une vaste étude sur la PF des Forces maritimes et ils contribuent aux exercices sur la FP.

Mme McKenzie fait un stage coopératif en relations publiques à RDDC – Atlantique.