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RDDC Atlantique met au point une technique de traitement sonar afin d’améliorer la défense par torpilles des frégates de la classe HALIFAX Installations

10 décembre 2004

Une nouvelle technique de traitement sonar, appelée « Sharpshin », mise au point par les scientifiques de RDDC Atlantique promet d’être une réussite dans la détection et la localisation de torpilles, et elle constituera la base des techniques de traitement sonar automatique que RDDC Atlantique aura à réaliser en 2005, dans le cadre d’un nouveau programme de démonstration de technologie sur la défense par torpilles.

Au titre d’une récente initiative de recherche visant à améliorer les capacités de défense par torpilles des navires et des sous-marins canadiens, deux scientifiques de RDDC Atlantique, M. Art Collier et M. Mark Trevorrow ont installé et exploité un nouveau système de traitement sonar à bord du NCSM Vancouver, une frégate de la classe HALIFAX. Durant les essais, qui se sont déroulés du 4 au 14 novembre 2003, environ 23 exercices de lancement de torpilles Mk48 et Mk24 ont été accomplis séparément, offrant de nombreuses occasions d’étudier la performance des systèmes essayés.

Canadian Navy Frigate

Au cours des dernières années, Art Collier a dirigé la réalisation de nouvelles techniques de traitement sonar pour le sonar de coque AN/SQS transportés à bord des navires de guerre des FC. Les travaux ont produit le système Sharpshin (du nom d’une espèce de faucon), grappe de postes de travail commerciaux montés sur une seule baie de matériel électronique. Le Sharpshin peut être couplé directement à l’électronique du récepteur sans gêner le fonctionnement de celui-ci; on peut aussi le faire fonctionner côte à côte avec le pupitre de commande standard du sonar de coque, qui se trouve dans le central opérations du navire. Ce fonctionnement côte à côte permet d’évaluer directement les nouveaux algorithmes de détection et de localisation de torpilles dans un contexte opérationnel et de les comparer sans tarder avec les présents protocoles de défense par torpilles. Ces évaluations en mer étaient faites lors des exercices de lancement de torpilles en novembre 2003, au Centre d’expérimentation et d’essais maritimes des Forces canadiennes (CEEMFC), situé près de Nanaimo, en Colombie-Britannique.

L’essai de torpilles comptait parmi une série d’essais à laquelle participaient les marines américaine, britannique et canadienne. Il visait particulièrement les aspects techniques et tactiques de la défense par torpilles. Les essais comprenaient, outre l’évaluation du système de traitement élaboré par RDDC, la mise à l’épreuve d’un système prototype de défense par torpilles des navires de surface de la marine britannique (SSTD) et du premier essai en mer du système de défense par torpilles amélioré, NIXIE, de la marine canadienne. Le système britannique SSTD est fabriqué par Ultra Electronics dont la filiale canadienne (connue auparavant sous le nom de Hermes Electronics) produit les réseaux acoustiques remorqués du système. Des opérateurs de sonar expérimentés provenant du Centre d’analyse des données acoustiques (CADA) et du Centre de guerre navale des Forces canadiennes (CGNFC), tous deux à Halifax ont assisté RDDC dans l’utilisation et l’évaluation du Sharpshin.